Place des nouvelles technologies dans l’avenir de la dermatologie

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La dermatologie, comme de nombreuses autres spécialités de médecine, évolue en permanence, que ce soit au niveau de la prévention, du diagnostic, des protocoles de soins ou de l’expérience patient. Les nouvelles technologies ont permis de réaliser des avancées majeures et continuent de participer à l’évolution de la dermatologie.

Mais de quelles technologies parle-t-on exactement ? Que peut-on attendre des nouvelles technologies pour la dermatologie ? Et quels contrôles sont mis en place ? Aujourd’hui, entre techniques inédites et intelligence artificielle, nous faisons le point sur l’importance des nouvelles technologies pour les dermatologues et les patients.

En quoi les nouvelles technologies sont-elles utiles en dermatologie ?

Elles sont utiles, car elles révolutionnent la prise en charge des patients et de leur maladie dermatologique. Il ne s’agit pas d’un phénomène nouveau. Au contraire, au cours des précédentes décennies, on a pu assister à de véritables transformations ainsi qu’à des avancées remarquables pour soigner certaines maladies de la peau. Il faut par exemple citer : 

  • la cryochirurgie ;
  • le laser ;
  • la thérapie génique ;
  • la photothérapie.

Si la cryochirurgie a vu le jour dans les années 70, les premiers essais positifs de la thérapie génique remontent à l’année 2000. Enfin, concernant le laser, cette technologie a été utilisée pour la première fois sur l’homme en 1960. Elle a ensuite été améliorée et permet de traiter de très nombreuses maladies ou problèmes de la peau, comme : 

  • la couperose ;
  • la rosacée ;
  • les cicatrices ;
  • le vitiligo ;
  • le vieillissement cutané ;
  • etc.

L’essor des nouvelles technologies a également permis de développer la téléconsultation ou téléexpertise en dermatologie. Elle nécessite la mise en place d’un maillage territorial réunissant praticiens hospitaliers et libéraux pour une vraie prise en charge rapide des patients lorsque cela s’avère nécessaire. Certaines Régions en France sont en cours de développement de ces outils face au manque de dermatologues. 

De façon plus globale, l’e-santé rapproche les dermatologues et les patients. Il est possible de programmer une consultation à distance ou de réaliser une surveillance médicale à distance. Cette e-santé n’est possible que grâce à la sécurisation des données et du parcours de soin.

Des tests à la mise en pratique effective, sans oublier un contrôle permanent et des évolutions régulières, les nouvelles technologies sont rigoureusement encadrées pour offrir sécurité et efficacité aux patients et aux praticiens.

Évolution des technologies pour éviter les biopsies cutanées invasives

Une biopsie cutanée consiste à prélever un petit morceau de la peau afin de l’analyser et de poser un diagnostic. Concrètement, le prélèvement cutané est transmis à un anatomo-pathologiste qui pourra réaliser l’étude avec un microscope. Les avancées technologiques ont permis aux chercheurs de mettre au point d’autres techniques moins invasives pour le patient, surtout lorsqu’il s’agit d’un enfant, même si la biopsie reste parfois incontournable.

La dermoscopie ou dermatoscopie fait partie de ces nouvelles technologies. La dermoscopie est un examen indolore de la peau et elle offre une analyse en profondeur de la peau grâce à un grossissement optique et un éclairage particulier.

Il existe également la microscopie confocale ou MCR (microscopie confocale par réflectance) qui utilise un rayon laser pour réaliser des coupes optiques de la peau. Les images sont obtenues en temps réel.

Intelligence artificielle et outils de dermatologie

Comme nous allons le voir, en dermatologie, l’intelligence artificielle est principalement utilisée comme aide au diagnostic.

Aux États-Unis, la FDA autorise un outil de spectroscopie lumineuse

La FDA (Food and Drug Administration) est l’agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux, équivalent de notre ANSM (Agence Nationale de la Sécurité des Médicaments). En 2024, cette instance a autorisé la commercialisation d’un nouvel outil : le DermaSensor. Il s’agit d’un outil de spectroscopie lumineuse utilisant l’intelligence artificielle pour aider à détecter les cancers de la peau et plus précisément : 

  • le mélanome ;
  • le carcinome basocellulaire ;
  • le carcinome épidermoïde.

En Lettonie, un projet cofinancé par l’UE pour la détection des cancers de la peau

En Europe, en Lettonie plus précisément, un projet est en cours visant à accélérer le dépistage des cancers de la peau. Ce projet cofinancé par l’UE se concentre sur un outil portatif pouvant être utilisé chez les médecins généralistes pour détecter si une lésion cutanée est bénigne ou maligne. 

Cet outil utilise différentes couleurs, le rouge, le jaune et le bleu, qui se reflètent différemment sur la peau et donnent des informations particulières. Un algorithme d’intelligence artificielle traite les données et donne des conclusions quasi instantanément.

En France, Diamela et SkinApp pour le diagnostic du mélanome

En France, plusieurs outils ont été développés pour faciliter le diagnostic précoce du mélanome. C’est notamment le cas de Diamela et de l’application SkinApp pour smartphone. Diamela est un outil d’aide au diagnostic conçu par un ancien Directeur du CNRS et utilisé par les dermatologues.

Le futur de la dermatologie s’écrit par et à travers les nouvelles technologies, mais sans oublier le contrôle humain. Les algorithmes et les machines n’ont pas pour objectif de remplacer les dermatologues, mais de les accompagner dans leur diagnostic, de faciliter l’accès aux soins et de mieux prendre en charge les maladies de la peau. La place des nouvelles technologies est donc centrale, sous contrôle des praticiens.


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